On pourrait résumer ce roman-chaos ainsi:
Une charrette des rues s’introduit sur la grande place centrale d’une mégalopole en guerre. Oui, une charrette, alors qu’on n’en voit plus nulle part depuis des lustres ! Une charrette aux quatre roues jaunes, tirée par un saltimbanque aux habits flamboyants !
Et si sa venue entraîne d’abord nos personnages dans une pseudo quête chevaleresque et fantasque, si les bateleurs de la charrette eux-mêmes nous donnent à voir, aussitôt arrivés, un spectacle burlesque haut en couleurs, tout basculera finalement dans la tragédie.
Car nos personnages, militants, hauts responsables politiques et humanitaires, mais mystérieusement désorientés, fascinés, envoûtés par la présence incongrue de cette charrette et de ses bateleurs, iront jusqu’à commettre l’irréparable, en même temps que bascule dramatiquement, à leur désavantage, le rapport de force dans le jeu politique auquel ils sont intimement mêlés.
Sombrant dans la mélancolie, radicalisant leurs choix politiques et stratégiques, se déconnectant des réalités, abordant dans le même mouvement aux profondeurs inconscientes de leur personnalité, jusqu’au désespoir, ils entraîneront dans leur chute leurs partisans et les mouvements de masse qu’ils dirigent.























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